Faire une offre d’achat de bien immobilier : comment ça marche ?

Vous souhaitez faire un offre d'achat de bien immobilier mais vous avez encore peur de vous lancer ? Quorum Immobilier vous donne des informations essentielles sur le sujet.

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Acheter un nouveau logement est loin d’être aussi simple que cela peut paraître. En effet, cet investissement des plus conséquents se traduit par un ensemble d’étapes qu’il est nécessaire de respecter en bonne et due forme. Si nombreux sont les particuliers désireux de vouloir devenir propriétaires, beaucoup ne savent pas par où commencer ni comment s’y prendre… La première étape : la visite d’habitations, qui finit, dans la plupart des cas, par déboucher sur une offre d’achat. Ici encore, l’étape que représente l’offre d’achat est composée de plusieurs phases. Focus sur l’offre d’achat de bien immobilier qui est, une fois décryptée, aussi simple qu’un jeu d’enfant.

Pour comprendre l’offre d’achat et être en mesure d’en réaliser une à son tour, il est nécessaire d’éclaircir les concepts d’offre, de compromis de vente et de promesse de vente.

La première étape : la visite du logement convoité. C’est à cette occasion que les acheteurs potentiels prennent leur première décision : celle de faire une offre ou non. Cela permet de « bloquer » le bien jusqu’à ce que les vendeurs examinent l’offre et se prononcent en sa faveur ou, à l’inverse, en sa défaveur.

Pour mettre toutes les chances de son côté et éviter de voir le bien passer sous son nez, il est, tout d’abord, conseillé d’évaluer le logement à sa juste valeur. Faire une offre en dessous de la valeur réelle de l’habitation est un risque à part entière. Le propriétaire actuel peut refuser l’offre, quitte à garder son bien sur les bras plus longtemps. Aussi, gardez en tête que vous n’êtes sûrement pas la seule personne à avoir jeté son dévolu sur le bien en question. Les acheteurs potentiels derrière vous ont de grandes chances de faire une offre plus acceptable si vous sous-estimez le prix du bien en faisant une offre trop faible.

Achat immobilier : les types d’offre

Offre orale ou offre écrite ? Vous avez le choix. Dans le premier cas, cela permet de ne pas s’engager lorsque des doutes planent encore. Cependant, le vendeur, sans document écrit, n’est pas, non plus, lié à l’acheteur potentiel et peu, tout à fait, proposer son bien à un autre particulier et accepter son offre.

L’offre écrite est, quant à elle, un acte juridique à part entière. Les engagements de l’acheteur potentiel sont réels. Le particulier s’engage à acheter le bien en question dès lors que le vendeur accepte son offre.

L’offre d’achat écrite doit, entre autres, être composée du prix d’achat du bien, de la durée de validité de l’offre (entre 5 à 10 jours), des modalités de réponse du vendeur (huissier, lettre RAR, etc…), du délai de rétractation et du moyen de financement. Les services d’un notaire sont particulièrement utiles pour gagner du temps et pour ne rien oublier d’important.

La promesse de vente est un document officiel qui engage le vendeur. Une fois la promesse signée, le vendeur ne peut, en aucun cas, vendre le bien à quelqu’un d’autre. Toutefois, cette interdiction de vendre est limitée dans le temps. Le but : protéger les intérêts des deux parties et éviter les abus.

Le compromis de vente se traduit par le document que signent vendeur et acheteur pour officialiser la transaction. Il vient avant l’acte de vente, le dernier document qui finalise l’accord. Le compromis de vente se compose du prix de la vente du logement, mais aussi de toutes les conditions de vente qui fixent l’accord entre les deux parties. Y seront également notifiées la date butoir à laquelle l’acte de vente doit être soumis à signature ainsi que les conditions particulières et suspensives.

Si signer un compromis de vente entre particuliers n’est, d’aucune manière, illégal, il est, toutefois, fortement recommandé de faire appel à un notaire et de se rendre à l’office pour procéder à la signature. La rédaction d’un compromis fait appel à des compétences et à des connaissances bien spécifiques. Faire appel à un notaire dès cette étape, c’est se préserver de problèmes et d’ambiguïtés liés à son contenu. De cette manière, le compromis est validé sur un plan juridique.

Achat d’un bien immobilier : clauses suspensives et rétractation

Vous rappelez-vous de l’offre d’achat écrite dont nous vous parlions plus haut ? Parfait. Au sein de celle-ci, il peut s’avérer très utile d’y inclure des clauses suspensives. Il est question ici d’éléments qui permettront à l’acheteur de se rétracter et d’annuler la vente si les clauses mentionnées ne sont pas respectées. Un moyen de s’éviter de mauvaises surprises par la suite et de ne pas investir dans un bien qui ne répond pas réellement aux exigences et aux souhaits de l’acheteur. Les clauses suspensives peuvent être liées aux travaux à réaliser, à l’obtention des fonds, etc.

Pour ce qui est de la rétractation, l’acheteur peut faire marche arrière dans deux cas de figure (hors clauses suspensives) :

  • Lorsque le vendeur n’accepte pas l’offre d’achat dans les temps impartis
  • Si le vendeur réalise une contre-proposition. Dans ce cas de figure, l’offre d’achat réalisée en amont est considérée comme caduque.

Vous habitez à Marseille 6ème arrondissement ? 8ème arrondissement ? Ou ailleurs dans les Bouches-du-Rhône ? Pensez à vous rapprocher d’un notaire de votre territoire pour recevoir les meilleurs conseils en vue de réaliser une offre d’achat en bonne et due forme.